Débuts en 1993.

Le travail s'enracine dans le paysage, son déploiement, comment il est "cadastré" et représenté dans l'espace contemporain: un appel.

Intuitif, l'observation des signes qui dominent les autoroutes et les rues des villes, exploration des relations possibles entre les panneaux de rues et les tableaux, en transportant sur les uns les éléments des autres, avec des résultats enthousiasmant.

La plus importante illustration de cet esprit est l'oeuvre en 32 tableaux intitulée "Tom Thomson Territory". Exemple de représentation d'un paysage à partir des panneaux routiers: 32 tableaux à l'huile, chacun inspiré d'un tableau de Tom Thomson: même médium (huile), même format (8" x 10"), même support et titres respectifs, comme sujets des tableaux-signes. Cette suite s'accroche dans le même ordre qu'au Musée des beaux-arts du Canada.

Tom Thomson a dépeint le paysage rustre du nord. L'artiste a récité cet espace, mais avec la compulsion d'y inscrire les changements observés depuis, et des indications de comment ce paysage du Parc Algonquin pourrait être visité aujourd'hui. En explorant ce qui constitue une représentation du Paysage pour en retrouver le sens. Ces travaux assument une critique situationniste: le signe remplace le signifié.

L'exploration s'est ouverte ensuite sur des interventions de rue à Montréal sur le signe "arrêt" - "ART" en 2001, projet qui a engendré des oeuvres photographiques - témoins, des cartes de la ville, et des re-créations de panneaux transformés en objets d'art.

Antécédents théoriques

Célébrer les signes comme des objets culturels prolongent une sensibilité pop à la Jasper Johns, Robert Indiana et d'autres, qui souligne l'aspect conceptuel proposé par ces signes comme pauses dans la peinture paysagiste contemporaine.

Signes qui font partie et fragmentent une façon empirique d'organiser le territoire, et de naviguer à travers l'espace. Comme des cartes, les signes nous indiquent où nous sommes, où aller; ils nous indiquent aussi que faire. Ils parlent d'une autorité qui sous-tend la confiance du public. En général cette autorité inoffensive sert de guide, n'ayant d'autre but que l'arbre social pour faciliter le quotidien et une conduite prudente. Cependant, les routes et grands réseaux qui sont cartographiés, marqués et navigués sont nécessairement précédés d'un vaste-agenda qui lui, émerge d'une base politique/économique plus vaste.

Nous sommes confrontés à de véritables labyrinthes d'enchevêtrements, d'absurdes rituels matériaux, et d'ordres à obéir à chaque coin de rue. Quelles sont les motivations de ce genre de système?

En ce qui concerne les interventions, l'approche situationniste de l'artiste souhaite, qu'en tournant la tête, la routine quotidienne sera distraite, en questionnant l'autorité qui marque le territoire et l'espace public. Et en interrogeant la relation qui préoccupe à ces stades avancés de l'âge de l'automobile.

Galerie Roger Bellemare
372 Rue Sainte-Catherine Ouest Suite 502 Montréal QC H3B 1A2